Le 24 août 2026, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que le questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire intégrerait des questions relatives aux violences sexistes et sexuelles. Il doit être proposé à environ onze millions d’élèves, de la grande section de maternelle à la terminale. Par un courrier du 25 septembre 2026, l’ONEST a fait part au ministre de son opposition à ce déploiement, pour les raisons suivantes :
- une intrusion de l’institution dans l’intimité des enfants, en classe et dans un cadre d’autorité ;
- des énoncés inadaptés aux plus jeunes : un élève de grande section ne sait pas lire, les questions lui seront donc lues par un adulte ;
- un anonymat qui n’est pas garanti ;
- des parents ni informés ni associés, alors qu’ils sont les premiers responsables de la protection de leur enfant ;
- une ingérence de l’État dans la vie privée et familiale, en dehors de tout signe préalable de situation de danger ;
- un manque de professionnels formés pour recueillir la parole d’un enfant ;
- un risque d’afflux de signalements fondés sur des réponses mal comprises, pouvant mettre en cause des parents à tort ;
- des données très sensibles confiées à un ministère victime de plusieurs cyberattaques en 2026.
Les déclarations du ministre confirment nos inquiétudes
