Vous pourriez penser que c’est un phénomène nouveau.

En réalité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, lorsque j’étais jeune, ce qui remonte maintenant au siècle dernier et même à l’ancien millénaire, les jeunes de ma génération dans les années 90 ne voulaient pas être propriétaires. C’était ringard, c’était un fil à la pate, il fallait payer des taux d’intérêts à 7 %, on ne pouvait pas démanger et c’était un truc de vieux.

Puis vers la fin des années 90, à partir de 1998, le marché immobilier qui avait atteint des plus bas historiques s’est mis à repartir. Les mentalités ont changé. Tout le monde voulait devenir propriétaire. Cela a duré 25 ans, jusqu’à ce que notre Mozart de la finance du palais et notre virtuose de l’immobilier réussisse à dégouter les Français de la pierre, transformant une crise immobilière et des investisseurs en crise… du logement.

Chapeau bas l’artiste.

Après il y a d’autres phénomènes pour expliquer la désaffection de la propriété comme notamment le fait que les choses devenant de plus en plus complexes cela pose des barrières à l’entrée de « fatigue mentale » très bien expliquée dans ce reportage par cette « histoire de copro qui est très compliquée ». C’est un boulevard qui s’ouvre pour ceux qui savent gérer  la complexité. Les autres leur paieront un loyer à vie.