Aujourd’hui et presque à la surprise générale les pays du Golfe Persique exportent environ 80% des quantités de pétrole qu’ils vendaient avant la guerre contre la République islamique d’Iran. Une situation presque revenue à la normale. En fait, non. Le baril de pétrole reste toujours autour des 100 dollars et compte tenu des capacités disponibles trop faibles de raffinage dans le monde, les prix des carburants, notamment du diesel et du kérosène, ne sont pas prêts de baisser. Il faut y ajouter une crise du transport maritime, le coût d'affrètement d'un pétrolier atteint des sommets.
Si on se penche sur le fonctionnement du marché pétrolier depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, rien ou presque ne semble logique et rationnel. Au point d’ailleurs que bon nombre de spécialistes et d’institutions internationales se sont fourvoyés en annonçant au printemps dernier une envolée inéluctable des prix du baril à 150 dollars et des pénuries de pétrole brut à venir.
