Ce mercredi 16 septembre débute le procès de Rachida Dati devant le Tribunal correctionnel de Paris.
Elle sera jugée jusqu’au 28 pour des soupçons de corruption et de trafic d’influence. La justice lui reproche d’avoir perçu 900 000 euros de la part d’une filiale de Renault-Nissan entre 2009 et 2013, alors qu’elle était députée européenne. Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir masqué des activités de lobbying en Europe sous le couvert de prestations d’avocate. C’est dans à la veille de ce moment délicat que l’on apprend que l’ancienne ministre et maire du 7 e arrondissement de Paris va réintégrer le corps de la magistrature. Un timing qui interpelle.

Depuis qu’elle est apparue en politique Rachida Dati a plus ou moins souvent défrayé la chronique. Si son parcours est méritoire, il n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Voyons-en les grands traits qui la conduisent encore sous les feux de l’actualité.

D’une origine modeste à la controverse sur son entrée à l’ENM

Rachida Dati est née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), d’une mère algérienne et d’un père marocain, maçon de son état. Elle passe son enfance au quartier populaire des Prés-Saint-Jean à Chalon-sur-Saône. Elle obtient un Bac D en 1983. Pour compléter les revenus de sa famille, elle travaille les dimanches ainsi que l’été comme vendeuse, standardiste…