Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie)

Un choix bancaire aux conséquences politiques

Pour acheter des marchandises chinoises, un importateur ghanéen peut désormais effectuer des paiements en yuan depuis son compte en cedis auprès de Stanbic Ghana. Ce service, autorisé par la banque centrale, utilise le système chinois de paiement interbancaire transfrontalier. Selon le gouverneur de la Banque du Ghana, GCB prépare également une solution similaire.

Il s’agit d’une modification concrète du circuit de l’argent. Si l’entreprise peut payer son fournisseur sans se procurer d’abord des dollars, une étape susceptible d’entraîner des coûts et des retards disparaît. Sur le plan géopolitique, Pékin gagne une place supplémentaire dans l’infrastructure qui soutient le commerce africain.

Comment évolue le circuit des paiements

Un importateur de machines peut devoir acheter des dollars avec ses cedis, puis les convertir en yuan. Le service lui permet au contraire d’effectuer un paiement dans la monnaie chinoise, débité de son compte local.

Cela ne signifie pas que le cedi soit devenu une monnaie acceptée par le vendeur chinois. Celui-ci reçoit des yuans ; les banques gèrent la conversion et la disponibilité des devises.