La nouvelle avait de quoi séduire : en frappant les infrastructures numériques russes, Kiev aurait fait taire une partie des soutiens artificiels à Donald Trump et à l’AfD allemande. Problème : rien ne permet d’établir la chute spectaculaire annoncée.
Retour vers le futur
Le 11 octobre, Tomáš Zdechovský, eurodéputé tchèque du PPE, diffuse sur X un graphique supposé démontrer une baisse de 56 % de l’activité autour de l’AfD. Il commente : « Si cela se confirme, c’est révélateur. »
Aucune source statistique, aucune méthode, aucune indication claire sur les comptes ou plateformes mesurés. Plus gênant : publié le 11 octobre, le graphique affiche une courbe jusqu’au 15 octobre, une date encore future ! Le chercheur de l’université allemande de Ratisbonne Raphaël Wimmer soupçonne une fabrication par intelligence artificielle. Un examen publié le 13 octobre par Lead Stories établit que ces données ne peuvent être présentées comme des observations réelles.
